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Deux semaines…Deux Christians

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Rêve enfui dans la tête de mon papa depuis un temps dont je me refuse à estimer la durée, découvrir la Patagonie fait aujourd’hui partie de ses souvenirs de vie. En effet, en date du 17 février, j’ai eu le plaisir de voir débarquer mon papa Christian accompagné d’un ami (aussi un Christian) avec qui nous avons passé deux petites semaines de vacances.

Au programme, visite de Ushuaia, remontée sur le Chili en direction de Torres del Paine, puis retour en Argentine pour voir le glacier Perito Moreno ainsi que le Mont Fitz Roy. Le tout en VOITURE !!! Génial c’est quoi cet engin !?

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Le 17 en fin de matinée, c’est donc deux cyclistes, récemment retraités de la traversée Alaska Ushuaia, qui attendent l’avion d’Aerolineas Argentinas censé amener les deux Christians.

Trépignant d’impatience, on regarde les dernières manœuvres du monstre d’acier qui s’approche de l’unique terminal du minuscule aéroport international d’Ushuaia. Puis après un court moment à patienter devant le panneau « arrivals », les portes s’ouvrent et laissent arriver ceux que nous attendions depuis tant de temps.

Les retrouvailles sont fortes car hormis les contacts « skype », nous ne nous sommes pas revus depuis notre départ en juillet 2011. Notre statut de mâle oblige, on dissimule nos émotions respectives devant quelques phrases types concernant la météo et les formalités du voyage. Mais pour être honnête, c’est un moment fort ! Très fort !

Bagages récupérés, taxi emprunté, on file en direction de l’hôtel et on s’offre un déballage en règle de tout ce qu’ils nous ont amené. Tout y est…les petits trucs de remplacement récemment cassés qu’il nous manquait, les 1,5kg de branches Caillers, les deux pots de Cenovis, la fondue, une Amigne de Vétroz, des biscuits Ovomaltine, des plaques de chocolat de la Migros et des têtes de Nègre (on sait on sait, on doit dire tête « au choco »)… Bref, tout y est, le moral est gonflé à bloc et on sent venir des vacances légendaires pour ces prochains jours.

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Les premiers jours sont consacrés à la découverte de la ville la plus australe du monde ; on opte pour la balade sur le canal Beagle au moyen d’un catamaran à moteur qui est censé nous emmener voir les pingouins sur une île 70km plus à l’Est. Sortis de la baie, on découvre la houle si redoutée des marins de l’époque et finalement, les conditions sont telles que nous rebroussons chemin en raison des terribles conditions de navigation. Tant pis, on aura quand même vu des lions de mer, des cormorans et le phare. On marque une courte pause sur une mini île afin de sentir la force du vent de Patagonie. On confirme, il est fort !

Retour au port, le moral reste beau même si les pingouins sont absents de la liste « ça c’est fait ». La météo, elle, en revanche suit la tendance inversée au moral et rapidement, des trombes d’eau s’abattent sur la ville et transforment nos journées en séances de palmes-masque-tuba. On en profite pour visiter l’ancien bagne d’Ushuaia qui jusqu’en 1947 servit de prison. Désormais, il abrite la base navale de la ville et une bonne partie sert d’écrin aux photos et autres témoins du passé qui retracent l’histoire de la région.

On partage la dernière soirée avec Marie et Olivier qui viennent de terminer leur voyage et on se met autour d’une table avec un Cordero Patagonico (mouton cuit les pattes écartées au-dessus d’un lit de braises ardentes).

Après avoir enfilé tous nos bagages dans la voiture minuscule, on s’enfuit cap au nord en direction du continent. On marque un arrêt déjeuner dans la célèbre boulangerie de Tolhuin (celle où nous nous étions arrêtés quelques jours avant) et les Christians découvrent les pâtisseries du coin avec Dulce de Leche et pâte de fruit à base de coings. Le ventre plein, on avale les kilomètres et on franchit même les frontières sans encombres malgré les formalités dues au véhicule. Le Chili déroule sous nos pneus son immonde route de gravier et autre nids-de poule qui malmènent nos lombaires. Au moment où l’envie de faire une pause se fait sentir, on est proche de José, notre gaucho meurtrier de jeune mouton (voir chronique précédente) et on s’y arrête pour lui amener quelques cadeaux que nous avions pour lui. On lui présente nos deux passagers et on passe une petite heure à partager le Maté à la tradition chilienne. Un des moments les plus authentiques de ces deux semaines.

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Encore quelques kilomètres de mauvaise route puis l’asphalte fait son retour et nous propulse à l’embarquement du bateau pour traverser le détroit de Magellan. Trente minutes de navigation tranquille mais pas mal d’émotions pour nos voyageurs car le détroit est fameux et mythique.

Retour sur les terres du bout du continent et on roule en direction de Punta Arenas pour aller voir des pingouins (encore une fois). La route y menant est mauvaise et la nuit tombante commence à nous faire douter de notre choix. On s’arrête devant une grande ferme et j’y cours pour demander si nous pourrions camper sur leurs terres. La réponse est positive et notre première nuit sous tente se profile. Au programme, apprentissage rapide du montage de la tente et du gonflage des matelas, cuisine de bivouac. On sent les nombreuses années de service militaire et les Christians sont efficaces ! On se couche bien tard sous un ciel étoilé avec un vent léger mais bien froid toutefois.

Le réveil derrière nous, on s’enfile une bonne tasse de café bien chaud et un bol d’avoine chaud avec des fruits. Pas si mal pour faire le plein d’énergie avant d’aller voir ces si attendus manchots ! Après encore quelques kilomètres de piste et un Monsieur Chevalley (un des Christian) qui se prend pour un pilote de rallye, on les aperçoit enfin et nos efforts sont récompensés. Certes ils ne sont pas 150’000 comme sur certaines îles mais c’est marrant de les observer de si près et sans cage autour de leur petite bouille d’oiseau marcheur.

Après ça, on met le cap sur Puerto Natales, porte d’entrée pour accéder au parc national Torres del Paine. Dans cette petite ville portuaire et touristique, on se dégote une auberge familiale tenue par une mama latino qui nous coûte dix francs pour la nuit alors que de l’autre côté du pâté de maison, c’est dix fois ça ! Le lit est correct, la douche est tempérée et l’argent économisé nous offre un bon souper viande dans un petit restaurant chilien du coin. On y boycotte donc les restos ultra branchés et aux prix surfaits pour privilégier les locaux. Le calcul était bon car on a mangé une belle viande pour pas cher !

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Malheureusement, au moment d’ouvrir les yeux le matin, la météo s’est bien dégradée et on ne sait pas trop quel temps nous aurons dans ce parc. Pause petit déjeuner en route puis arrivée dans Torres, toujours au sec. Les nuages sont menaçants mais restent cléments, nous laissant ainsi le loisir de découvrir la route du parc avec ses nombreux points de vue. Les cascades et lacs sont beaux mais les sommets restent cachés dans les nuages…On ne voit rien !

La route s’y met aussi avec l’aide de notre pilote de rallye national est une crevaison nous ralentit un peu la moyenne. Par chance, tout y est pour réparer ! Au-dessus, histoire de calmer nos appréhensions, deux condors tournoient, si loin, si haut mais déjà magiques à regarder. Les jumelles aidant, on peut même apercevoir leur tête si caractéristique avec ses plumes blanches et ce cou si long. Sans la crevaison, nous ne les aurions pas vus ! (La morale est claire…non !?)

On s’en tient à notre programme, et on parque la voiture au pied des célèbres tours du Torres. Préparation des sacs et mise en route de la cordée de quatre en direction du campement au pied des tours. Trois grosses heures de marche avec des sacs bien lourds (Amigne oblige) et gentiment les premières gouttes apparaissent sur nos habits. Le campement est proche mais la pluie se renforce et à peine arrivés au pseudo camping, on est sous un déluge de pluie. On parvient à nous dégoter un emplacement ou planter les tentes et au moyen de notre bâche, on se bricole un toit nous offrant quelques instants de répit. C’est pas quatre étoiles mais suffisant pour boire la bouteille valaisanne aux 15’000km qui est absolument délicieuse ! Les argentins et chiliens savent faire du bon vin mais les suisses aussi !

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La soirée avance mais la pluie aussi gagne du terrain. Petit à petit, elle passe sous les tentes et parvient à s’infiltrer ! On sent alors venir la nuit bien galère… Ca fait quasi six cents nuits que nous sommes à dormir là où on peut et on a eu parfois des conditions bien dures mais là, faut bien être honnête, ça vaut le désastre du Canada et de la Cassiar Hwy… Les Christians sont servis ! On se couche sans souper, le moral dans les chaussettes trempes et l’envie de se réveiller de ce cauchemar ! Premières lueurs du jour, rien n’a changé, le clapotis des gouttes sur la toile de la tente nous donne envie de mourir et c’est à grands « auto-coups de pied au c… » que nous nous levons ! On déjeune avec des cookies, on fait les sacs et on se remet en chemin pour la descente. Les tours, normalement si belles et majestueuses, sont restées dans les nuages à bouder notre présence. Le café chaud servi au refuge intermédiaire, malgré son prix, nous redonne un peu de courage et on termine à la voiture trempes comme des soupes et sans réelles idées sur la suite. On opte finalement pour une nuit dans un des lodges aux prix indécents (en tous cas pour des cyclotouristes) et grâce à l’ampleur de la chambre, on arrive à faire sécher presque tout l’équipement et les habits. Le souper servi dans la salle de bal sans bal et avec une bonne bouteille de vin rouge est un pur moment de bonheur ; le tout avec une vue plongeante sur un iceberg dans le lac voisin ! Quoi de mieux ?

Le moral a séché également et on entrevoit avec un peu plus d’optimisme les jours suivants. Mais avec nos deux Christians, le pessimisme reprend parfois le dessus…alors on les gronde ! ;-)

La nuit est sèche et on dort mieux que la nuit précédente. Après un buffet déjeuner de fous, on embarque à bord d’un bateau pour aller voir le glacier Grey qui se jette 10km plus loin dans le lac éponyme. Une bonne heure de navigation et on se retrouve au pied d’une masse de glace immense et qu’on pourrait presque toucher de nos mains. Le bateau avance gentiment et on voit des blocs de glace taper contre la coque. L’un d’entres eux est récolté et transformé en glaçons pour nos verres de Pisco Sour (boisson locale)…Dans le genre alchimie parfaite, on ne fait pas mieux !

La glace est superbe avec des reflets composés d’une multitude de nuances de bleu ; je parle bien entendu du glacier et non pas de celle dans nos verres ! Même si la météo n’est toujours pas parfaite, le spectacle est saisissant et le jeu de miroir que nous offrent les eaux calmes du lac avec les icebergs n’a de cesse de nous ébahir.

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De retour à la voiture, on reprend la route avec un peu plus d’enthousiasme qu’à notre arrivée. A peine les dix premiers kilomètres parcourus, les nuages commencent à laisser passer quelques rayons de soleil et le ciel bleu apparaît comme dans un rêve. On marque une pause dîner et on profite de ce beau temps pour sortir tout notre matériel encore humide ! Les tentes sèchent en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire ou le dire. On boit chaque rayon de soleil avec une féroce soif et on garde les yeux rivés sur les nuages qui bougent très vite. Soudainement, le reste de la couche de nuage se déchire et laisse apparaître les cornes du Torres. Le spectacle est grandiose ! On les savait là, proches, mais d’un coup, on les voit, on les sent, on les respire ; on ferme les yeux et on s’imagine sur leur sommet ! Hourra !

On continue sur la route et plus on avance, plus l’imposant massif sort de sa cape de nuages nous livrant un véritable paysage de carte postale.

Au détour d’un virage, on manque de peu l’étouffement car les tours apparaissent ENFIN !!! Elles sont là ! La petite dernière partiellement dans les nuages mais on les voit ! Nous garons la voiture et sortons faire quelques photos… Au même moment, Marie crie « condor ! » On tourne la tête et surgissent neuf condors volant à notre hauteur et à quelques mètres. Ils glissent entre les flancs d’une vallée et passent ainsi sous nos pieds ce qui nous offre un regard depuis dessus ! Magique ! Il semble que nous pourrions les toucher. Bouche bée, nous les regardons prendre de la hauteur et se jouer des courants. Les cyclistes que nous sommes avons attendu 20’000km pour voir nos premiers condors et les Christians cinq jours !!!

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Aussi bien notre visite au parc Torres semblait compromise au départ, aussi bien elle aura fini en beauté avec un des spectacles les plus fous du voyage. Merci Dame Nature !

 

On sort du parc en ponctuant la route d’arrêt pour prendre encore des photos puis on prend la direction de El Calafate. Après deux passages de douanes, un plein de fuel, une pause snack et 350km, on arrive tard dans cette ville qui est le dernier rempart avant le glacier Perito Moreno. On se cuisine une bonne assiette de pâtes puis on s’endort comme des enfants après deux jours riches en émotions ! Passer d’une spirale ultra négative avec pluie et crevaison, à l’opposé avec soleil, paysages et condors vous met littéralement parterre ! Pas eu besoin de compter les moutons !

On se réveille sous un ciel un peu laiteux mais quand même nettement meilleur qu’à Ushuaia. Après avoir dévalisé la meilleure boulangerie de El Calafate et bu un excellent café grâce à notre cafetière italienne voyageuse, on prend la route qui nous mène au Perito Moreno. Au fur et à mesure que la route serpente le flanc de la colline, la monstrueuse langue de glace apparaît gentiment au gré des miradors d’observation. Au premier coup d’œil, on prend conscience de la taille de cette étendue de glace.

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Imaginez-vous une barrière de glace de 5km de large, 30km de long et mesurant plus de 150m de hauteur dont quasi la moitié émerge hors de l’eau du lac dans lequel il vient mourir… Évidemment, le tout avance en permanence à raison de deux à trois mètres par jour !!! C’est l’un des rares glaciers à croître et non régresser ! Une fois la voiture garée, on emprunte la passerelle nous menant à son pied et plus on s’en approche, plus on comprend l’ampleur du spectacle. On le sent vivre, on l’entend respirer, gronder, craquer et lorsque la tension est trop forte pour la résistance de la glace, ce sont des immenses blocs qui se détachent et tombent dans un fracas plus assourdissant que le tonnerre dans une vallée alpine ! En début d’après-midi, les blocs sont d’abord de taille modeste (comme une voiture) mais plus les heures passent, plus le spectacle dégénère. En fin de journée, après le rayonnement solaire et probablement une poussée depuis la montagne, ce sont des pans entiers qui se détachent ! On parle alors d’immeubles entiers qui tombent ou des sections grandes comme un terrain de foot ! Le bruit est aussi impressionnant que la vue d’une telle manifestation de la force de la nature. On quitte ce lieu mythique avec la tête remplie d’images inoubliables.

Après autant d’émotions, à l’unanimité, on vote pour un bon repas. Au lieu d’aller dans un restaurant aux tarifs quasi européens, on opte pour une grillade à la mode argentine que je me charge de faire pour nos deux Christians. Au menu, deux kilos de viande, des patates et une aubergine. S’en suit alors le long processus de la cuisson à la Parilla que nous avons appris au cours du chemin. Il faut faire un bon feu dans un coin du foyer et l’alimenter avec du charbon ou du bois. Le but est d’obtenir un tas assez gros de braises bien rouges. Une fois parvenus à cette étape, on abaisse la grille et on vient y déposer dessous les morceaux de braises qu’on réduit en petits bouts afin d’avoir un tapis uniforme. Si le travail est bien fait, 20cm au dessus des braises, quasi au contact de la grille, on peut maintenir la main sans se brûler. Du coup, on a la saveur de la cuisson au feu mais pas la vivacité et la viande trop sèche comme parfois. En fait, c’est une sorte de cuisson basse température sur un grill… !

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Le repas est un délice compte tenu des cinquante francs qu’il nous aura coûté. Inclus viande, accompagnements, vin et dessert !

Le lendemain, il est temps de reprendre la route en direction de El Chalten au pied du Mont Fitz Roy. La météo est bonne avec un ciel partiellement dégagé et après déjà quelques kilomètres, on peut apercevoir la montagne la plus emblématique de Patagonie. Une fois arrivés dans ce petit village, on dort dans un bungalow et on prépare l’expédition du lendemain en étudiant les itinéraires à disposition. On tente la pizza dans un resto du coin mais nous aurions mieux fait de manger de l’avoine pas cuit avec de la farine dessus….c’eût été meilleur !

Durant toute la nuit, on entend pleuvoir sur le toit en bois et à 7h, on se réveille avec quelques doutes… Partir ou non !? Le traumatisme de la pluie à Torres est encore frais et la peur est palpable (j’exagère un peu mais pas trop)

Finalement, on attend encore un moment et prenons le chemin de la montagne avec un peu de retard. Les sacs sont bien chargés pour aller dormir au pied du monstre !

Premier mirador atteint, le Cerro Torre est dans les nuages, on en verra rien. On continue en direction du Fitz Roy qui lui aussi boude notre présence. On atteint le campement qui est une belle surprise. Après vingt minutes, les tentes sont plantées et tout semble prêt pour la suite. Puis en l’espace de quelques minutes, la couche de nuages présente depuis tôt le matin se déchire et laisse apparaître le Fitz Roy… LE Fitz Roy ! Spectacle magique car on est littéralement à son pied ! En une heure, on est passé des nuages à un ciel quasiment dégagé !

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Du coup, malgré l’heure, on décide de laisser le matériel en bas et de monter en « style léger » jusqu’au mirador au pied des tours, 600m plus haut. La montée n’est pas simple surtout après déjà 4h de marche chargés comme des mules. Mais bon les « vieux » s’accrochent et après une heure, on contemple sa majesté le Fitz Roy depuis ses contreforts. Glaciers, lacs de montagnes et rochers donnent au site de vraies qualités photogéniques ! On construit un Kern pour ceux qui sont loin de nous et n’ont pas pu venir avec nous durant ces quelques jours de vacances, on scrute les faces de granit immenses qui mènent au sommet à 3400m et on se demande si des alpinistes y sont en ce moment précis. Le soleil s’est couché, la température chute en quelques instants et nous pousse à redescendre dans notre campement. Lumière de fin de journée, pâtes à la tomate et vin rouge en brique Tetra Pak nous propulsent sur un nuage de bien-être. On conclut la soirée en fumant notre dernier cigare que nous transportons depuis le Nicaragua avec un thé de feuilles de Coca ! No falta nada !

La nuit est bonne même si la moitié des Christians ne dort pas bien… Le réveil sonne à une heure indécente afin que nous allions voir les premiers rayons du soleil inonder de lumière la face Est du monstre. On sort de la forêt abritant le campement et on s’installe sur un tronc en face de la montagne à côté d’un ruisseau. Café en main, avoine sucré dans le ventre et appareil photo prêt, on attend le Dieu Soleil ! A 7h13, ça y est ! Lentement il envahit ce miroir de granit et transforme cet immense rocher sombre en un lampion orangé. Le spectacle est superbe…tout simplement superbe !

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Retour au camp pour plier les tentes et reprendre le chemin du retour. On opte pour revenir sur nos pas car cela devrait nous permettre de voir la montagne Cerro Torre manquée la veille en raison de la météo. Le choix est le bon car on l’aperçoit après une bonne heure de marche. La descente continue et nous mène à notre voiture qui marque le point final de nos aventures. Nous repartons en direction de El Calafate par la même route et retrouvons le bungalow que nous avions laissé. Les Christians en profitent pou faire un peu de shopping et nous préparons une dernière grillade histoire de fêter dignement cette ultime soirée. A l’image de Astérix et Obélix, nos aventures se finissent autour d’un bon banquet avec de la viande et du vin.

Au petit matin, les valises sont bouclées et malgré un policier qui aura essayé en vain de leurs faire rater l’avion, on se retrouve les quatre à l’aéroport. Tout est en ordre et après des adieux pas trop larmoyants, ils s’envolent en direction de Buenos Aires puis de l’Europe.

Ces 3200km auront été pour nous la source de vrais moments de bonheur. On appréhendait un peu de voyager en voiture après tant de temps sur nos vélos mais finalement c’était génial. Même si la météo nous a fait très peur à Ushuaia et à Torres, la chance aura quand même été au rendez-vous. Le Canal Beagle – José le Gaucho – Détroit de Magellan – Manchots – Torres – Lago Grey – Des condors – Perito Moreno – Fitz Roy. Merci à vous deux pour les bons moments passés !

Nous sommes quant à nous, redescendus à Ushuaia en deux jours pour rendre la voiture et retrouver nos montures là où nous les avions laissées.

Un peu avant d’arriver au bout du monde, nous avons retrouvé famille DesRev, les « campingcaristes » que nous n’avions pas revu depuis l’Equateur. En plus, c’est l’anniversaire de sam, le papa ! On a donc partagé la soirée à Ushuaia autour d’un bon repas et de quelques verres !

Bonne route les DesRev et bonne suite !

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Une fois n’est pas coutume, la galerie photos contient des nouveaux visages… Découvrez-la !

Cette chronique est la dernière avant notre retour en Europe. Dès le mois d’avril, vous découvrirez nos aventures sur le chemin du retour…Patience !

D’ici là, portez-vous bien et un bon début de printemps

Marie et Johann


5 Comments

  1. Vraiment beau toutes ces nuances de gris et avec deux Christians en plus. Les lectrices comprendront :-)
    Quels bons moments vous avez dû passer….. ça me donne envie de chanter : Et pendant c’temps là à la casa on entendait tousser Mama lalalalalalala. Bisous à tous les deux et vive le 7 avriiiiiiiiiiil

  2. comme d’habitude magnifique bonne continuation bisous

  3. Wahou, que de belles images et de beaux souvenirs pour nous.
    FELICITATIONS pour ce beau périple, ça va me manquer de plus pouvoir lire vos aventures.
    Bon retour vers l’Europe.

  4. Wouah! Trop belles ces photos de glaciers! Ca me rappelle le Spitzberg! Bon retour sur les flots atlantiques et big bisous

  5. Coucou les loulous….contents de savoir que vous avez pu revoir Christian en chair et en os…..quelle belle aventure dis donc….que c’est boooo……..ça fait très envie….vos photos font rêver toujours et encore….profitez de tout et de tout le monde….ici on commence enfin un printemps qui tardait à montrer le bout de son nez ensoleillé…tout baigne…bonne route les loulous….on vous envoie pleins de gros becs ensoleillés depuis nos p’tits montagnes suisses…hihi hihi……..

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