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Loin de la Terre…proche du ciel…en Bolivie

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« …Laisse les grains de sable guider ton chemin et ne cesse de garder les étoiles à l’esprit car une fois la nuit venue, elles seules pourront t’amener la lumière nécessaire à garder la force, la motivation et l’envie d’aller voir plus loin… »

*     *     *

Bonjour à tous,

Désolation, peur, frustration, rires, pleurs, joie, peine, beauté, chute, challenge, rencontres…Tels sont les quelques mots que nous réciterions si on nous demandait de décrire les douze derniers jours. Nous avons passé des larmes après la chute et la casse du cadre de Eddy (mon fidèle compagnon depuis 21’000km) à l’espoir et la volonté de nous battre pour continuer l’aventure. De la certitude d’être intouchables et les plus forts, nous sommes passés à l’humilité et la prise de conscience que tout peut s’arrêter en une seconde. Mais n’est-ce pas là finalement le résumé de la vie !? Chaque jour nous offre les armes pour avancer au suivant mais sans jamais savoir de manière certaine si nous nous réveillerons le matin à venir… Les amis, profitez de la vie comme si c’était le dernier jour ou presque. Oubliez les regrets et foncez pour réaliser ce qui vous fait rêver ou vibrer. Nul ne sait de quoi Demain est fait alors à quoi bon risquer de passer à côté de ce qu’on aime… !?

 

Après trois jours dans ce pays qu’est la Bolivie, antépénultième nation de notre périple, le ton était donné. Ce sera la contrée de l’incertitude et de la peur suite à la chute et la casse de mon cadre de vélo. Du matériel et rien d’autre de cassé me direz-vous mais le lien qui unit un cyclotouriste à son vélo est plutôt fort et c’est pourquoi nos montures sont baptisées et représentent beaucoup pour nous. Elles sont le symbole de la liberté et de la capacité à nous déplacer sur la Terre et ça vaut beaucoup à nos yeux.

Assis sur le bord de la route où circulent des camions à 120km/h, on vit ce moment d’abattement à deux et après avoir laissé sortir notre tristesse et notre colère aussi, on décide que l’aventure ne s’arrêtera que quand nous en aurons décidé ainsi. Quelques kilomètres sur le pont d’une camionnette nous ont menés à Oruro, dernière grande ville avant le désert salé et le Sud-Ouest bolivien. Je dégotte un soudeur qui semble avoir le matériel pour m’aider et je lui fais passer un entretien de compétences pour savoir si je peux lui confier mon cadre… Mais après réflexion, je décide d’opter pour la confiance. On convient du rendez-vous pour le lendemain matin 9h et je me charge d’acheter des électrodes pour l’alu. La soirée se passe autour d’une parilla de viande qui nous rassasie et nous redonne un peu d’énergie. Après le reste de la soirée à préparer Eddy pour la salle d’opération (enlever les gaines, dérailleurs et autres pièces) et l’harnacher sur le vélo de Marie, nous nous endormons un peu angoissés mais avec une petite note de confiance quand même.

Le soleil brille de tous ses rayons et annonce une belle journée au moment où j’arpente les rues de cette ville au guidon de « pas » mon vélo. Le soudeur est là au moment où j’arrive dans son atelier. Par son atelier, j’entends le trottoir sur lequel il travaille…

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On s’entend sur la méthode à adopter pour tenir le tout et faire le premier point. Après avoir réglé le courant à la « bonne » intensité, il se signe de la croix en m’expliquant que sur une section aussi fine avec une électrode aussi grossière, tout pourrait fondre en une fraction de seconde. A ce moment là, j’ai revu défiler tout le voyage en fermant les yeux et en attendant le souffle coupé la première décharge d’électricité ! Puis petit à petit, le travail avance et même si le revêtement thermo laqué du cadre pose problème pour l’accroche de la soudure, on le résout en limant et faisant des entailles en forme de V pour que la matière puisse s’y loger. Après une heure sur le billard, Eddy semble sorti d’affaire même si moi, je le vois en salle de réanimation avec des couleurs bizarres… Je paie le job avec un pourboire indécent mais mérité selon moi. Merci Papa ! (Depuis l’Equateur, j’appelle tous les hommes Papa)

Après le retour à l’hôtel, je m’affaire à refaire de mon vélo un monstre de voyage et tout semble aller. Un peu de vaseline pour lubrifier la soudure et la protéger de la poussière et il nous reste plus qu’à faire les courses pour la suite. En effet, malgré cette mésaventure, nous avons décidé de tenter la traversée du Salar de Uyuni ainsi que du désert bolivien.

Comme je le dis à tous les Boliviens que j’ai rencontré et avec qui j’ai parlé de la soudure, « Ahora esta en los manos de Dios » et ça les fait tous rire !

*     *     *

Un nouveau voyage commence alors en quittant Oruro, la ville au prince charmant soudeur. Pédaler avec 80kg de matériel sur un vélo au cadre soudé présente un certain risque. Celui de voir tout se rompre à nouveau… En sortant de la ville, j’évite les moindres bosses sur le sol et mets toute mon énergie à rouler de manière fluide. Après 15km, ça devient pathétique et je finis par me dire que mieux vaut pédaler normalement et faire confiance au destin. On aligne les kilomètres et on vit la première journée comme si c’était une victoire ! Le Salar s’approche et on quitte gentiment la belle route goudronnée qui laisse place à une piste qui se dégrade chaque hectomètre. Le goudron devient du sable et le plat se transforme en une succession de petites vaguelettes qui, une fois passé les 10km/h, te font ressembler à un sac à patates sur le dos d’un taureau fou. Mais le paysage change lui aussi et on se retrouve entourés de plaines sablonneuses avec quelques volcans au loin en point de mire. Les bivouacs sont froids mais avec la fatigue accumulée, on dort comme des louveteaux qui auraient gambadé dans la neige toute une journée.

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La route est remplie de pierres acérées et on tremble pour mon cadre même s’il semble tenir le coup. Puis en l’espace de dix secondes, on quitte la terre ferme pour entrer sur le célèbre Salar de Uyuni, plus grand désert salé du monde. L’expérience est unique et on a l’impression de fouler le sol d’une nouvelle planète. Tout autour de nous prend une autre dimension et le lointain horizon blanc donne de drôles de perspectives aux îles et autre 4×4 que nous pouvons observer. Le soleil tape depuis dessus et se réverbère sur l’épaisse couche de sel pour tenter de nous griller depuis dessous. Nos casquettes laissent la place à nos chapeaux que nous transportons depuis plus de seize mois au fond de nos sacoches. Heureusement que nous les avons !

Avant de rentrer sur le salar, on s’est armé d’un caillou histoire de pouvoir planter nos sardines et dormir dans cet endroit unique. La nuit est fraîche mais belle sous un plafond d’étoiles qui nous englobe à 180° à l’image des planétariums de nos parcs d’attractions. La totale absence de lumière parasite ainsi que de lune, renforce évidemment cette sensation de pouvoir attraper les étoiles et jouer avec !

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On continue et termine la traversée de cette mer sèche en rejoignant la terre ferme avec l’impression d’avoir encore franchi une grosse étape de notre périple.

On rejoint la ville de San Juan où quelques tiendas (épicerie) nous promettent un ravitaillement bien mérité avant le désert du Sud Lipez. On y fait le plein de riz, d’avoine, de biscuits et autres crackers et on dort une nuit dans un bon lit avec même une douche.

Puis les choses sérieuse et extrêmes commencent …

Le désert du Sud Ouest bolivien ou Sud Lipez est une portion magnifique mais très extrême pour les cyclistes qui y tentent régulièrement une traversée. Certains le contournent, d’autres le défient mais dans tous les cas, c’est le cœur humble et le corps bien préparé qu’il faut s’y présenter. En gros, c’est 300km de sable et de cailloux avec uniquement quelques points d’eau et quasiment personne qui y vit. C’est aussi le terrain de jeu des 4×4 qui baladent les touristes d’attractions en attractions.

Au moment de partir de San Juan, 30km nous séparent de la première source d’eau et ils sont rapidement parcourus. En revanche, une fois le plein d’eau fait, nos bikes pèsent environ 95-100kg et 55kg…Du coup, le premier petit salar que nous traversons et dans lequel nous nous perdons, nous fait regretter de tenter cette aventure. On se retrouve dans du sable mélangé à de la terre séchée, à pousser nos deux monstres qui ne veulent rien en savoir. Les deux heures passées dans ce calvaire pour faire 3km sous un soleil de plomb nous font un peu flipper mais en aucune manière ne nous découragent. La première montée se présente devant nous et les grains de sable se mélangent aux pierres pour nous livrer un sentier terrible à pédaler. Les larmes ruissèlent sur les joues de Marie mais en aucun cas cela lui donne l’envie d’abandonner. Elle veut continuer à se battre et donner le meilleur qu’elle a. On avance doucement, guère plus que deux ou trois km/h de moyenne, et on termine la journée par un bivouac dans le lit d’une rivière asséchée. Après une belle portion de riz, le moral est de retour et on se laisse bercer par le bruit du vent pour la nuit.

Au petit matin, cinq kilomètres doivent encore être franchis sur cette route très très dure et après il n’en restera que 260 !

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Le vent, bien que absent le matin se lève en général vers 11h et nous pourri la journée. Des rafales violentes nous déséquilibrent en permanence et la vie de nos chapeaux ne tient qu’à un fil. Parfois, des petites tornades se forment et nous balayent. Dans ce coin du monde, la vie est hostile et seules les plus forts peuvent survivre.

Quand la route de cailloux laisse la place à une bande plus roulante, c’est rarement plus de deux kilomètres puis vient alors le moment de jouer dans le bac à sable de notre enfance. Nos montures s’enlisent et il devient impossible de rester en selle. Pousser, chuter, nous relever, se taper les mollets et tibias dans les pédales, chaque instant se transforme en calvaire et le moral doit se battre pour rester au beau. Par chance, le paysage environnant est simplement incroyable…Les montagnes et volcans sont colorés à l’image d’une œuvre d’art. Les dunes et collines façonnent le relief de toute la région et le ciel d’un bleu si pur se pare de nuages blancs qui lui donnent un air surréaliste pour ne pas dire impossible. On contemple à chaque instant de repos tout ceci et il devient alors possible de continuer le chemin en oubliant un peu la peine.

 

« La noirceur de l’encre n’a pas suffisamment de force pour exprimer nos sentiments face à la beauté et la sauvagerie du Sud Ouest bolivien. Chaque instant passé ici est un cadeau de la nature même si l’équilibre entre la vie et la mort est ici, un vrai challenge  »

 

Au détour de notre chemin, l’hôtel del Desierto émerge au loin tel un mirage. Pour nous, il est la promesse d’un point ou remplir nos réservoir d’eau. Pour les plus chanceux qui voyagent en 4×4, il est la promesse d’un havre de paix et de luxe au milieu de rien. Des chambres belles et boisées, une cuisine très « occidentale » et un personnel dévoué pour ses clients qui ont payé le prix de leur séjour. Dans la réception, on nous aide et nous fournit de l’eau qui n’est rien d’autre que de l’or pur pour nous. Puis deux personnes s’approchent de nous et, entendant que nous parlons français, s’intéressent à notre voyage. Au fil de la discussion, on apprend que Denis et Marianne sont presque des voisins…ils vivent à Blonay ! Sans rien leur avoir demandé, ils nous proposent spontanément de nous aider pour la nuit et ils finissent par partager leur chambre avec nous. L’espace d’une nuit, on passe donc du sable et du vent au confort et à une douche chaude. Notre joie est extrême et les quelques larmes que Marie tente de cacher en sont le témoin. Ils nous ont même offert de partager leur table du souper avec eux et on s’est ainsi vu offrir un repas avec des légumes et des fruits ; luxe suprême pour les deux cyclistes « riz-ivore» que nous sommes. Merci encore à vous deux pour votre générosité, votre partage et la chaleureuse soirée à converser. Votre geste restera longtemps dans les mémoires de notre périple.

Réveil à 5h pour une grosse étape après un au revoir sincère à nos deux amis. On se gave d’avoine au chocolat et le personnel de l’hôtel, dubitatif devant notre nourriture, nous donne accès au buffet de l’établissement où nous trouvons produits laitiers, céréales et merveilles en tous genres. Heu…un petit peu le Eurodisney de la bouffe pour nous ! Imaginez un peu le truc !

Les trois premières heures de la journée sont consacrées à pousser dans un bac à sable géant dans lequel on se dit qu’on va y mourir… Tôt ou tard ! L’Arbol de Piedra quelques 30km plus loin nous offre un bon répit et après quelques photos, on met le cap sur la Laguna Colorada où l’entrée au parc national se trouve. Malheureusement, la journée nous réserve une mauvaise surprise…

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Au moment de nous présenter à la barrière, un petit comité d’une vingtaine de personnes nous attend et nous empêche de passer. Une grève est en cours et même si on est des cyclistes et qu’on voyage plus Bio que les 4×4, il n’est pas question de passer. Du haut de mon espagnol maintenant efficace, je leurs explique que nous ne disposons pas de nourriture pour attendre ici des jours, et que repartir en arrière est tout simplement impossible (si si, un d’entres eux l’a proposé)…Après 50 heures de vélo, on commence à se dire que les jeux sont faits et qu’on devra rebrousser chemin avec les monstres sur des jeeps. Après d’âpres négociations, on parvient à obtenir le droit de camper dans le petit village à quatre maisons et une entreprise multinationale en plein développement. On suscite l’admiration du cuisinier et de ses deux amis Julio et Carlos qui nous offrent de manger notre riz au chaud dans la remise de la cuisine. En effet, nous devons rester cachés car il s’agit d’une grande entreprise privée qui ne voit pas d’un bon œil les campeurs. Mais le trio de choc et la cuisinière sont aux petits soins avec nous et la soirée nous redonne du baume au cœur. Après leurs avoir expliqué nos déboires avec les grévistes, ils nous disent que la grève ne concerne pas les cyclistes et que ce n’est pas normal ! Ils nous offrent de mettre les vélos sur le pont d’un 4×4 à 5 du matin et de filer dans la nuit noire sans que les manifestants nous voient…On voit là un signe du destin encore une fois et on saisit la balle au vol. La mission « réveil 4h – pliage de tente by night – déjeuner cachés dans la cuisine – chargement des vélos – 1h de camionnette » est officiellement lancée par les cinq protagonistes que nous sommes. Au moment où le soleil illumine l’emplacement vide de notre tente, nous sommes déjà bien loin de tout et l’espoir est revenu !

Merci à nos trois mousquetaires qui nous ont sans doute permis de continuer dans ces contrées. Au moment des adieux, on se voit offrir un sac en plastique contenant que des bonnes choses à manger. Du lait, du yogourt, des sardines, du thon et même des fruits ! Merci merci merci !

La journée commence par la découverte des Geysers de Sol de Manana. Alors que normalement c’est plein de touristes, nous y sommes les seuls grâce à la grève qui bat son plein. On arpente les sorties de fumée du sol et on sent la Terre dans toute sa puissance nous susurrer à l’oreille. Allez mes enfants…Continuez votre périple et ne laissez jamais personne décider à votre place. La proximité d’une telle source de chaleur venue tout droit des entrailles de la planète est une expérience unique et inoubliable. Après avoir passé une heure dans les fumeroles à l’odeur soufrée, et vue à 50cm de la boue bouillonner, on sort de la zone et on tombe sur les panneaux «  ne pas s’approcher – DANGER »…Désolé les mamans….on l’a vu trop tard le panneau.

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La route se poursuit à près de 4800m d’altitude et on rejoint une lagune avec quelques flamands roses qui sont l’attraction du coin. Encore une fois, ils ne sont que pour nous !

La route se transforme encore une énième fois en bac à sable mais en pente cette fois. On en bave mais on sent que la fin s’approche gentiment à ça nous donne des ailes et de l’énergie. On atteint un autre col à 4800m où la tente trouve un endroit à l’abri du vent pour la nuit. On en profite pour terminer notre nourriture fraîche car la proche douane chilienne exclu tout entrée de produits frais (laitiers, viandes, fruits, légumes, noix)…Le ventre tout rempli de tous nos restes et le vent fouettant violemment la toile de la tente, on trouve le sommeil aisément. Même les -9°C dans la tente ne parviennent pas à nous réveiller.

Luxe encore une fois suprême, la veille on s’est fait un bricher avec l’avoine et le yogourt offert ainsi que une poire. On le met dans ma doudoune afin qu’il ne gèle pas durant la nuit et au réveil, accompagné d’un café chaud, le plaisir est total.

On enfourche les machines et hop, en route pour les deux dernières lagunes (Verde et Blanca) qui sont soi-disant magnifiques. Nous on est resté un peu déçus devant elles et on reste plus impressionnés par le lac de Moiry par exemple…Chauvins !

En revanche, juste derrière les lagunes, siège le volcan Licancabur. Lui, c’est un monstre magnifique et on ne se lasse pas de le regarder. Superbe !

Une dernière montée en direction du poste de douane bolivien et après une bonne discussion avec les deux gardes, on file en direction de San Pedro de Atacama avec 40km de descente.

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La transition est brutale et le choc immense. Après douze jours sans voir grand chose, on est comme dans les rues de Montmartre à Paris au mois de Juillet. Des touristes partout avec des appareils photos qui me rendent jaloux et des restaurant de luxe ainsi que les hôtels qui vont avec. On se réfugie dans un hostal milieu de gamme mais avec une douche et tout le confort que nous avions besoin….heu envie devrais-je dire ;-)

*     *     *

Trois jours de repos pour repenser à notre traversée qui restera un temps fort de notre voyage. Douze jours de vie sans rien de commun avec nos vies passées. Douze jours de vie de couple où contempler l’autre dans sa joie ou dans sa peine nous rapprochent indéniablement encore plus. La complicité est totale et les mots ne sont pas nécessaires pour savoir ce qui se passe dans la tête ou le corps de l’autre.

J’en profite pour vous dire que Marie est une femme incroyablement forte et que même si ses larmes peuvent donner l’impression de faiblesse, il n’en est rien. Au contraire, elles sont le témoin de son authenticité de son honnêteté envers elle-même. Sa force, sa détermination et son courage n’ont d’égale que sa passion pour ce voyage. Longue vie à ma belle et incroyable cycliste.

 

« Chaque coup de pédale a donné naissance à une étoile que nous avons accroché dans le ciel si merveilleux de Bolivie et un volcan est né pour chaque larme versée dans la joie ou la peine »

 

Merci à la nature encore une fois pour son don et cette permission de fouler ce sol si hostile et magnifique à la fois.

On espère que les 72 photos de la galerie vous permettront de voyager un peu avec nous et pour la vidéo, il faudra encore patienter un peu ;-)

On profite de ce post pour souhaiter à Nando, notre ami, un prompt rétablissement. Nando est rentré en Catalogne pour se faire soigner avant de reprendre son périple. On lui souhaite tout le meilleur car on sait que c’est une étape difficile pour lui et en aucun cas il ne la mérite. Rétablis-toi vite Nando et repars à la chasse aux sourires d’enfants !

On vous aime tous

Marie et Johann

 

11 Comments

  1. Vos textes sont magnifiques…si vrais et vivants ! On vibre avec vous. Force, motivation et envie d’aller toujours plus loin guidés par les étoiles…j’adhère ! Profitez à fond car comme vous le dîtes si bien, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Carpe Diem. Merci et bravo :-)

  2. Magnifique! Merci d’avoir posé ces 12 jours sur papier et d’avoir partagé les temps forts de votre traversée pleine d’émotions!
    Bravo pour votre force mentale, votre courage et votre complicité qui se renforce à chaque coup de pédale!
    Je vous embrasse!
    Carine

  3. Je reste sans mots devant les vôtres et toujours la larme à l’oeil à la fin de vos récits.
    Gros bisous à vous.

  4. GRANDIOSE !
    GRANDIS ! OSE !
    Dormir avec du bircher dans la doudounne dans le lit asséché d’une rivière ! J’y crois pas ! Vivement qu’ils rentrent ces gosses, qu’on reprenne un peu des ducs à Sion
    On attend le film avec impatience. MERE-SI pour ces belles photos et ce texte qui nous fait sentir le goût du sel, la force du vent, la beauté des nuits étoilées. Bisous et prudence !

    • Bonjours les aventuriers,
      c’est G E A N T ce que vous réalisez. Les superbes photos me rappellent mon expédition…( mais en 4×4, et j’ai presque un peu honte!) : l’arbre de pierre est toujours à la même place, le Salar si blanc, les cactus, les lagunes, les flamands et le Licancabur! Quelles merveilles hors du temps!
      Bonne continuation au Chili.
      Bisous.
      Anne-Lise

  5. Hello les cyclo-bourlingueurs

    Je suis avec toujours autant d’intérêt votre périple.
    Et cette dernière chronique m’a vraiment touché, pour au moins trois raisons :
    1/ les malheurs d’Eddy, que nous avons connu si beau et flambant neuf à Anchorage au départ du BnB de l’Ours, ne nous laissent pas du tout insensibles.
    Mais c’est un dur, rien ne l’arrête, et il terminera j’espère vaillamment sa mission. Je comprends la peine que vous avez éprouvée sur le coup, et compatis.
    2/ votre courage, à vélo, tous seuls sur les « pistes » impossibles du Sud Lipez (on n’a pas idée de programmer cela en vélo !).
    3/ Enfin je lis avec d’autant plus d’attention votre récit, que je prépare en ce moment même un circuit en 4×4 (oui, j’ai un peu honte) sur le NW le l’Argentine, et le Sud de la Bolivie (Uyuni, bien sûr, mais aussi le Sud Lipez). Ce sera en principe pour l’automne prochain (j’espère que la grève sera finie).
    Par contre, S.P.D.A., je ne suis pas surpris de votre réaction, et nous n’envisageons pas d’y passer. Même si la région doit être magnifique.

    Bonne continuation

  6. Et Ben cette fois-ci j’ai même plus les mots… Juste les larmes ;) Merci pour votre incroyable partage ! BRAVO à vous deux…. Et vive la Viiiiiiiiiiie :) )))

  7. Très beau récit ! Que de souvenir pour nous qui sommes passés par là…. en 4×4.
    Meric aussi pour ces magnifiques photos !

    Bon vent pour la suite, on se réjouit de vous lire.

  8. de vous lire c est comme d être à vos côtés sauf que j ai pas de kilomètres a mon compteur bisous bonne route

  9. Vous traversez un désert et pas un grain de sable dans vos commentaires. Bravo et bonne …
    François

  10. Bonjour les amis…ben dit donc ce n’est pas de tout repos votre expé…mais toutes ses aventures forgent un homme…comme qui dirait hein…courage les Legos, vous viviez une expérience unique ne l’oubliez jamais……allez bonne route sans trop d’encombres, nous vous le souhaitons…ici -10° bbbrrrr…les skis sont bientôt fartés hihihih….sommes prêts poir un hiver rigoureux….à tout plus …on pense fort à vous depuis nos p’tites montagnes enneigées…

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